Ça y est depuis le 3 mars, le débat est clos. L'International Football Association Board a prononcé l'utilisation de la VAR (Video Assistant Referee) pour la Coupe du monde 2018. A seulement quelques mois de la compétition, cette instance qui s'occupe de l'évolution des règles du jeu du Football a décidé de mettre fin au débat pour ou contre la Vidéo. L'institution internationale fait mentir l'opinion général qui taxe de conservatisme les instances dirigeante du football mondial. 

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Indéniablement la VAR est une aide pour le corps arbitral de prise de décision. En effet, la VAR ne pourra être utilisée que dans 4 cas de figures précis : valider un but, donner ou non un penalty , donner ou non un carton rouge, sanctionner le bon joueur. Des situations évidentes de doutes pour l'arbitre qui pourra  s'appuyer sur l’outil technologique de la vidéo pour prendre la meilleure décision. 

Evidemment l'eternel débat pour ou contre le vidéo arbitrage entoure cette décision de l'IFAB. Mais l'arbitrage vidéo sera une réalité pour la Coupe du monde avant que l'Espagne et la France utilise cette outils pour leur championnat la saison prochaine. La Coupe du monde est donc un test à grandeur nature de la VAR. Un moyen de prouver son utilité et son efficacité dans la plus prestigieuse des compétitions mondial. On saura donc au mois de Juin si l'arbitrage vidéo dans son contenu et sa définition d'aujourd'hui saura s'imposer dans le monde entier. Une vraie révolution pour le football et l'arbitrage. 

Oui la VAR va changer le football moderne et professionnel en quête de la vérité objective des images au détriment de l'impression réelle humaine du moment. Les enjeux économico-politique du football moderne demande au jeu plus de pragmatisme, de vérité pure, une logique et une certaine continuité. L'arbitrage vidéo vient en aide à l'arbitre afin de reduire son taux d'erreur et même des erreurs qu'il puisse faire. Toutefois qu'elle est la définition d'une erreurs d'arbitrage. L'arbitre est un humain, il juge d'une impression qu'il a sur l'instant. Lorsque l'on regarde une rencontre de football tout le monde est arbitre, chacun à son jugement sur telle ou telle intervention des joueurs que l'on soit supporters ou non. 

Le football est l'un des sport les plus simple du monde ce qui en fait son incroyable popularité. Matériellement on a besoin de peu et ses règles sont simple : marquer plus que son adversaire. Un jeu très intuitif. Mais de cette simplicité ce dégage plusieurs problèmes soulevé par les partisan de l'arbitrage vidéo. Codifié depuis le 18ème siècle, les règles du football restent les mêmes. Difficile de faire évoluer un jeu pauvre en termes de règle comparé au rugby notamment. 

Pourtant malgré cette immobilise législatif, le football n'a cesser de changer et de suivre les modes, us et coutumes des époques et même des pays où il se développe. Comme une toile blanche, le football fixe un cadre de jeu simple. Ce sont dès lors à tout les acteurs de ce sport (joueurs, entraineurs, dirigeants, supporter) de peindre la toile. Maradonna, Messi, Ronaldo, Platini, Guardiola , Zidane, Mourinho , Florentino Perez ont tous contribuer à faire du football moderne ce qu'il l'est. Et que dire de la vielle époque ! Les championnats de chaque pays sont tous différents et reflètent bien les mœurs et traditions de chaque pays.

Les cas de figures d'utilisation de la VAR évoquée par l'IFAP sont à la fois claire mais aussi très large , sujet eux aussi à l'interprétation: Carton ou pas , pénalty ou non, validation d'un but. Ce sont des situations qui sollicitent toujours la décision d'un homme selon des angles de caméras et des points de vue. Ainsi la décision humaine qui suscitera toujours interprétation, débats et contre arguments. Normal lorsque l'on sait que le football est un sport pratiquer aussi par des hommes. 

Le débat de l'arbitrage vidéo oppose toujours schématiquement les pro et les contres. L'IFAB à tranché , la vidéo dans le foot de haut niveau va être une réalité. Reste maintenant à savoir dans la pratique comment cet outil technique sera employé. Beaucoup redoute que l'utilisation de la vidéo hache et coupe le jeu à juste titre. Il y a moins d'occasion de stopper le jeu au football qu'au rugby. Dans l'ovalie les 80 minutes d'un match sont segmenté en phase de jeu et séquence de 1,2 voire 3 minutes. On parle même de temps de jeu effectif dans une rencontre.

De même, les rencontres de rugby durent de plus en plus longtemps a cause du recours quasi systématique de la vidéo sur des actions de jeu qui posent un doute. Dès lors qu'une action suscite une décision importante, l'on utilise la vidéo pour vérifier. A torts ou à raison, il est indéniable et objectivement identifié que le matchs de rugby se prolongent. 

Espérons que le football échappe à ceci, que les joueurs eux même comme les dirigeants et entraineurs évitent de demander la vidéo à torts et à travers. La vidéo dans le football peut conduire à deux comportements : soit légitimer les décisions du corps arbitral soit au contraire dégradé la décision de l'arbitre qui refuse la vidéo ou se trompe dans sa décision initiale.  2 voies s'ouvrent ici , ce sera à a pratique et au monde du football se choisir vers quoi mènera l'arbitrage vidéo.