Chaque année, le dénouement de chaque championnat laisse place aux exclamations et aux pleurs des joueurs, supporters et  dirigeants de club. Des larmes de joie pour un titre ou une qualification improbable en coupe d'Europe et des larmes de tristesse lorsqu’on apprend la descente en division inférieur de son club. La lutte pour le maintien est l'autre championnat dans le championnat comme le consacre la formule. Une compétition à part où le vainqueur est celui qui ne perd pas sa place dans l'élite. 

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Metz, Lille, Toulouse, Troyes, Amiens et Strasbourg : 6 équipes pour 2 places de reléguée direct en Ligue 2 et 1 place de barragiste. Il reste 8 matchs de championnat pour se maintenir et franchir la barre symbolique des 42 points synonymes normalement de maintien. Au début de saison lorsque l'on est un promu de Ligue 2, l'ambition première est de se maintenir en Ligue 1. Dès lors Amiens, Troyes et Strasbourg savaient bien dès le mois d'août que chaque point est important. Le principe est d'être le plus efficace possible afin d'accumuler un maximum de point. 

Objectif difficile quand on vient de l'étage inferieur : il faut découvrir un nouveau championnat, plus rugueux, plus physique et ne pas se laisser berner par expérience et roublardise contre les autres équipes. En effet, chaque club aspire à prendre des points chez un promu. L'intersaison est donc primordiale pour les clubs promus, comme tous les clubs aussi. Il ne faut pas se tromper d'objectif. Certaines équipe décide de capitaliser sur la bonne saison produite en Ligue 2 (beaucoup de confiance et d'envie). Il y a 3 ans Angers avait su faire une première partie de saison en Ligue 1 sur la lancée de ses 6 derniers mois de Ligue 2. Les angevins avait aussi modifié leurs plans de jeu : moins spectaculaire et plus efficace. Une stratégie payante. 

Au contraire, il y a deux ans l'ESTAC produisait beaucoup de jeu en Ligue 1 sous la tutelle de Jean Marc Furlan. Troyes était une équipe très agréable à regarder mais très peu efficace : 3 victoires 9 nuls 26 défaites : 18 points et 20ème du championnat. 

Il est donc important de trouver un amalgame entre jeu et efficacité. Cela étant, ces deux notions de sont pas antinomiques. Sans faire de langue de bois, l'important c'est bien les 3 points. 

Et que dire des autres clubs de l'élite qui jouent le maintien. Pour Metz, Lille ou Toulouse, la lutte pour le maintien est une surprise ou une demi-surprise. Lorsque l'on obtient déjà les années précédentes sont maintien dans les dernières journées de championnat, il est dur de pouvoir  bomber le torse pour la saison suivante. La carte de la modestie doit être jouer. Mis a part les clubs promu, tout les clubs de Ligue 1 n'ambitionnent pas de jouer la lutte pour le maintien en fin de saison. Dès le mois d'août il faut être lucide sur ses capacités tout en espérant par chance d'avoir les 42 points nécessaires à la survie en Ligue 1 le plus tôt possible. En termes de communication, l'objectif maintien en Ligue 1 est peu vendeur pour les supporters et en abonnement au stade. Ainsi, on mise sur d'autres ressorts : "cette année c'est la bonne" " le groupe vit bien" "l'on sent que quelque chose se passe". 

Autant de formule qui font naître enfin l'espoir d'une saison tranquille et apaisée. Sans nœud dans le ventre avant chaque rencontre à partir de Janvier et sans calcul improbable de points gagné à l'extérieur et d'autres théories farfelues. 

Mais bien souvent ces affirmations sont sincères et dénuées de ruse ou hypocrisie. Oui bien souvent l'on se retrouve à jouer le maintien par circonstances. Prenons le cas de Lille cette année : personne n'aurait misé sur eux pour jouer le maintien. Avec championnat très resserré cette année plusieurs équipes se sont retrouvées de fait  dans l'urgence de points  par pour éviter de jouer le maintien : Bordeaux, Rennes ou St Etienne. 

La lutte pour le maintien en Ligue 1 est l'une des attractions de chaque fin de championnat. Des drames, des surprises et des larmes entourent le dénouement de cette compétition dans le championnat. Ce n'est pas une loterie puisque chacun est maître de son destin et de l'envie qu'il met dans chaque rencontre. Mais indéniablement, une part de chance subsiste : un fait de jeu favorable ou défavorable, une décision d'arbitre sévère ou clémente, l'attitude d'un joueur concerné ou non. Autant de paramètre qui influence l'issue de toute une saison et de l'avenir de la saison prochaine. 

Alors bon courage et bonne chance  et que le meilleur survive.