Solide ! En s'imposant hier soir 2-0 face Au Toulouse football club au stade orange vélodrome, l'Olympique de Marseille a rassuré comptablement ses supporters. Retour sur l'affiche du dimanche soir.

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L'Olympique de Marseille s'est imposé hier soir à domicile et se retrouve désormais à la cinquième place du championnat a six longueurs du leader parisien. Comptablement les marseillais ont hier rassurés leur public en empochant les trois points au terme d'un match spectaculaire mais est riche d'enseignements.

En effet, c’est tactiquement que les phocéens ont pris l’ascendant sur son adversaire. Sans grandes envolées, sans laisser de grande impression et e satisfaisant d’attaquer uniquement sur son côté droit de l’attaque, l’OM a pourtant pris les trois points contre le Toulouse football club de Pascal Dupraz.

La tactique toulousaine.

Une nouvelle fois, le technicien savoyard avait clairement décidé de refuser le jeu et de mettre le « bus » devant la surface. En laissant la possession de ballons et en jouant avec un bloc équipe bas, Pascal Dupraz souhaitait laisser l’initiative du jeu aux marseillais. Une idée pas totalement saugrenue lorsque l’on connaît les difficultés des olympiens à faire le jeu est en manque de confiance à domicile devant son public. Dès que les marseillais lèveraient le pied, les occasions de contre aurait pu être profitable audio d’attaques suédois Durmaz-Toivonen.

Oui mais voilà, le scénario du match en a décidé autrement. Dès le début de la rencontre, l’olympique de Marseille a su imposer son rythme. L’animation offensive des Payet, Thauvin, Njie et Ocampos a complètement fait exploser le schéma tactique des toulousains.

L’animation offensive marseillaise

En utilisant parfaitement le côté droit de son attaque, l’olympique de Marseille a géré de bout en bout son match sans difficulté. C’est d’ailleurs de ce même côté droit,  que Florian Thauvin ouvre le score en première mi-temps. Un but important puisqu’il vient récompenser la bonne première mi-temps des olympiens.

En effet tout en dominant le jeu, les marseillais étaient trop maladroits dans la surface. Hier soir  l’attaque marseillaise a manqué de tranchant, d’esprit de tueurs, d’un vrai buteur. Placé sur le côté gauche, Ocampos a véritablement joué le rôle de second attaquant aux côtés de Njie. Ce n’est pas un secret, hier soir, les marseillais ont penché sur le côté droit de l’attaque. Les appels de Clinton Nije en diagonale sur le côté droit, ont permis à Dimitri Payet de plonger dans l’axe avec son pied gauche mais également à Ocampos d’avoir plus champs pour ses appels. Sur le côté droit, Florian Thauvin a paru moins à son avantage malgré son but. Le latéral droit Hiroki Sakai a réalisé une prestation solide.

Délaissé sur son côté gauche, Jordan Amavi a profité des quelques ballons de récupération pour s’exprimer. Propre il fait oublier les errements défensifs de Patrice Evra, sans toutefois être décisif offensivement.

La leçon marseillaise

 Malgré toutes ces approximations, les marseillais se sont imposés 2-0 sans réellement être mis en danger.

C’est donc tactiquement que l’OM a été solide hier soir. Bien en place, la paire Gustazo-Anguissa a su physiquement contrôler le milieu de terrain, permettant au quatuor offensif de s’exprimer sans retenue.

Défensive ment, Marseille n’a jamais réellement été mis en danger malgré les quelques offensives menées par Durmaz en première mi-temps. Côté toulousain, l’entrée en jeu de Andy Delort n’a pas changé la donne.

Au terme de ces 90 minutes, l’Olympique de Marseille à gagner sans être brillant devant son public. Hier soir, la victoire rassure. A l’image d’une équipe italienne, l’OM a parfaitement géré son match, en étant propre défensivement et opportuniste offensivement.

Mais cette équipe manque de génie, folie, d’une flamme qui puisse faire embraser le vélodrome.

L’essentiel est là et petit à petit sans faire rêver, l’Olympique de Marseille prends des points. On espérera davantage d’animation, d’ambitions de jeu plus tard. Dans ce schéma de jeu et avec cette composition d’équipe, les phocéens nous prouvent qu’ils peuvent jouer de manière différente et gagner. Solide !